BWV 27

Wer weiß, wie nahe mir mein Ende?

Qui sait combien ma fin est proche ?

1 . Choral au chœur et récitatif de soprano, d’alto et de ténor

Cor, Hautbois I/II, Violons I/II, Violes, Continuo

Choral Chor:

Wer weiß, wie nahe mir mein Ende?

 

Rezitativ Sopran:

Das weiß der liebe Gott allein,

Ob meine Wallfahrt auf der Erden

Kurz oder länger möge sein.

 

Choral Chor:

Hin geht die Zeit, her kommt der Tod,

 

Rezitativ Alt:

Und endlich kommt es doch so weit,

Daß sie zusammentreffen werden.

 

Choral Chor:

Ach, wie geschwinde um behende

Kann kommen meine Todesnot!

 

Rezitativ Tenor:

Wer weiß, ob heute nicht

Mein Mund die letzten Worte spricht.

Drum bet ich alle Zeit:

 

Choral Chor:

Mein Gott, ich bitt durch Christi Blut,

Mach’s nur mit meinem Ende gut!

Choral Chœur :

Qui sait combien ma fin est proche ?

 

Récitatif Soprano :

Seul Dieu sait si mon pèlerinage sur la terre sera bref ou long.

 

 

Choral Chœur :

Le temps s’enfuit, la mort approche.

 

Récitatif Alto :

Et voilà enfin le moment arrive quand ils se rencontrent.

 

Choral Chœur :

Combien rapidement et promptement peuvent survenir les transes de ma mort !

 

Récitatif Ténor :

Qui sait si ma bouche ne prononce pas aujourd’hui ses dernières paroles. C’est pourquoi je prie à tout moment :

 

Choral Chœur :

Mon Dieu, je t’en prie par le sang du Christ, veille seulement à ce que j’aie une bonne fin !

2. Récitatif de ténor

Continuo

Mein Leben hat kein ander Ziel,

Als daß ich möge selig sterben

Und meines Glaubens Anteil erben;

Drum leb ich allezeit

Zum Grabe fertig und bereit,

Und was das Werk der Hände tut,

Ist gleichsam, ob ich sicher wüßte,

Daß ich noch heute sterben müßte:

Denn Ende gut, macht alles gut!

Je n’ai dans ma vie pas d’autre but que de mourir dans la félicité et d’hériter du legs de ma foi ; C’est pourquoi je vis toujours prêt et disposé à descendre dans la tombe. Et mes mains accomplissent leur ouvrage comme si je savais sûrement que je dois mourir dès aujourd’hui : car une bonne fin fait que tout est bien !

3. Air d’alto

Hautbois da caccia, Orgue obligé, Continuo

Willkommen! will ich sagen,

Wenn der Tod ans Bette tritt.

Fröhlich will ich folgen, wenn er ruft,

In die Gruft,

Alle meine Plagen

Nehm ich mit.

Bienvenue ! c’est ce que je veux dire lorsque la mort surgira à mon chevet. A son appel je veux la suivre joyeusement jusqu’au au tombeau, emportant avec moi tous mes tourments.

4. Récitatif de soprano

Violons I/II, Violes, Continuo

Ach, wer doch schon im Himmel wär!

Ich habe Lust zu scheiden

Und mit dem Lamm,

Das aller Frommen Bräutigam,

Mich in der Seligkeit zu weiden.

Flügel her!

Ach, wer doch schon im Himmel wär!

Ah, si l’on pouvait déjà être au ciel ! J’ai grande envie de mourir et d’aller goûter la félicité avec l’agneau, fiancé de tous les saints. Qu’on me donne des ailes ! Ah, si l’on pouvait déjà être au ciel !

5. Air de basse

Violons I/II, Violes, Continuo

Gute Nacht, du Weltgetümmel!

Itzt mach ich mit dir Beschluß;

Ich steh schon mit einem Fuß

Bei dem lieben Gott im Himmel.

Adieu, tumulte du monde ! J’en ai fini maintenant avec toi ; J’ai déjà un pied dans le ciel auprès de mon Dieu.

6. Choral

Cor et Hautbois avec soprani I, Violons I avec soprani II, Violons II avec alti, Violes avec ténors, Continuo

Welt, ade! ich bin dein müde,

Ich will nach dem Himmel zu,

Da wird sein der rechte Friede

Und die ewge, stolze Ruh.

Welt, bei dir ist Krieg und Streit,

Nichts denn lauter Eitelkeit,

In dem Himmel allezeit

Friede, Freud und Seligkeit

Monde, adieu ! je suis las de toi, je veux rejoindre le ciel où seront la paix véritable et l’heureux repos éternel. Monde, tu n’offres que guerre et querelle, rien que des futilités, alors que dans le ciel règnent à jamais, paix, joie et félicité.

À propos

Distribution

Soli :  S A T B, Chœur : S A T B, Cor, Hautbois I/II, Hautbois da caccia, Orgue obligé, Violons I/II, Violes, Continuo

Texte

1: Strophe 1 du Choral « Wer weiß, wie nahe mir mein Ende » d’Ämilie Juliane von Schwarzburg-Rudolstadt 1695 sur la mélodie du choral « Wer nur den lieben Gott läßt walten » de Georg Neumark 1657 ;

2-5 : Poète inconnu ;

6 : Strophe 1 du choral « Welt, ade ! ich bin dein müde“ texte de Johann Georg Albinus 1649, musique de Johann Rosenmüller (1649)

Références :

BWV 27,0
Titre Wer weiss, wie nahe mir mein Ende
ZK 153
Date dimanche, 6. octobre 1726
Liturgie luthérienne 16ème dimanche après la Trinité
Liturgie réformée 9ème Dimanche / C
Evangile Luc 7,11-17 Résurrection du fils de la veuve
AT ou épitre Ephésiens 3,13-21
Choral Wer nur den lieben Gott lässt walten
Psaumes et cantiques 392
Recueil Alleluia 47/1223/0524/0433/1843/04  (nº1 de la cantate)
KGB 281
ERG 681