clef de sol
Cantate : BWV 164
Vous qui vous réclamez du Christ...
Ihr, die ihr euch von Christo nennet...
Distribution :
Solistes: Soprano Alto Ténor Basse, Chœur: S A T B, Traverso I/II, HautboisI/II, Violon I/II, Viole, Continuo
Date :
26 août 1725
Texte :
Salomo Franck 1715; 6. Elisabeth Creuzinger 1524
Occasion :
13ème Dimanche après la Trinité - Luc 10,23-37 Aime ton prochain et histoire du bon samaritain
1. Instruments :
Air de Ténor
Violon I/II, Viole, Continuo
Vous qui vous réclamez du Christ, où donc est la miséricorde que l’on reconnaît dans les membres du corps du Christ ? Elle est malheureusement bien loin de vous, vos cœurs qui devraient être si riches en amour sont aussi durs que la pierre.
Ihr, die ihr euch von Christo nennet, wo bleibet die Barmherzigkeit, daran man Christi Glieder kennet? Sie ist von euch, ach, allzu weit. Die Herzen sollten liebreich sein, so sind sie härter als ein Stein.
2. Instruments :
Récitatif à la Basse
Continuo
Nous avons beau entendre ce que dit l’amour en personne: « Ceux qui traitent leur prochain avec miséricorde, il leur sera fait miséricorde au jugement » pourtant, nous n’en tenons pas compte ! Nous n’écoutons pas les soupirs de notre prochain ! il frappe à la porte de notre cœur, mais nous ne lui ouvrons pas ! Nous voyons ses mains qui nous implorent, ses yeux qui ruissellent de larmes, mais notre cœur ne se laisse pas attendrir. Le prêtre et le lévite, qui passent ici à côté, sont bien une image de ces chrétiens vides d’amour. Ils agissent comme s’ils ne savaient rien de la misère de l’autre, ils ne versent ni de l’huile, ni du vin sur les blessures de leur prochain.
Wir hören zwar, was selbst die Liebe spricht: Die mit Barmherzigkeit den Nächsten hier umfangen die sollen vor Gericht Barmherzigkeit erlangen. Jedoch, wir achten solches nicht! Wir hören noch des Nächsten Seufzer an! Er klopft an unser Herz; doch wirds nicht aufgetan! Wir sehen zwar sein Händeringen, sein Auge, das von Tränen fleußt; Doch läßt das Herz sich nicht zur Liebe zwingen. Der Priester und Levit,
der hier zur Seite tritt, sind ja ein Bild liebloser Christen; Sie tun, als wenn sie nichts von fremdem Elend wüßten, sie gießen weder Öl noch Wein ins Nächsten Wunden ein.
3. Instruments :
Air d’ Alto
Traverso I/II, Continuo
C’est seulement au travers de l’amour et de la compassion que nous deviendrons semblables à Dieu. Des cœurs comme celui du Samaritain souffrent de la souffrance de l’autre et sont riches en pitié.
Nur durch Lieb und durch Erbarmen werden wir Gott selber gleich. Samaritergleiche Herzen lassen fremden Schmerz sich schmerzen und sind an Erbarmung reich.
4. Instruments :
Récitatif au Ténor
Violon I/II, Viole, Continuo
Fais donc fondre par les rayons de ton amour l’acier froid de mon cœur, que je pratique chaque jour, ô mon sauveur, le véritable amour chrétien afin que la souffrance de mon prochain, quel qu’il soit, ami ou ennemi, chrétien ou païen, m’aille toujours droit au cœur comme ma propre souffrance ! Que mon cœur soit riche en amour, calme et doux et ainsi ton image s’éclairera en moi.
Ach, schmelze doch durch deinen Liebesstrahl des kalten Herzens Stahl, daß ich die wahre Christenliebe, mein Heiland, täglich übe, daß meines Nächsten Wehe, er sei auch, wer er ist, Freund oder Feind, Heid oder Christ, mir als mein eignes Leid zu Herzen allzeit gehe! Mein Herz sei liebreich, sanft und mild, so wird in mir verklärt dein Ebenbild.
5. Instruments :
Air en duo Soprano Basse
Traverso I/II et Hautboise Violon I/II, tutti all’unisono, Continuo
Aux mains qui ne se ferment pas, le ciel s’ouvrira, aux yeux qui pleurent de compassion, répond le regard clément du Sauveur, aux cœurs qui s’appliquent à l’amour, Dieu donne son propre cœur.
Händen, die sich nicht verschließen, wird der Himmel aufgetan,
Augen, die mitleidend fließen, sieht der Heiland gnädig an, Herzen, die nach Liebe streben, will Gott selbst sein Herze geben.
6. Instruments :
Choral final
HautboisI/II et Violon I avec Soprano, Violon II avec Alto, Viole avec Ténor, Continuo
Que ta grâce nous réveille et que ta bonté fasse périr en nous
le vieil homme pour que le nouveau puisse vivre heureux ici-bas; Vers toi se portent notre cœur, nos désirs et nos pensées.
Ertöt uns durch dein Güte, erweck uns durch dein Gnad! Den alten Menschen kränke, daß der neu’ leben mag wohl hier auf dieser Erden, den Sinn und all Begehrden und Gdanken habn zu dir.