clef de sol
Cantate : BWV 161
Viens, douce heure de la mort.....
Komm, du süße Todesstunde.....
Distribution :
Solistes: Alto Ténor, Choeur: S A T B, Traverso, Violon I/II, Viole, Continuo
Date :
6 octobre 1715
Texte :
Salomo Franck 1715; 6. Christoph Knoll 1605
Occasion :
Purification de Marie (2 février)
1. Instruments :
Air d’ Alto
Traverso I/II, Continuo
Viens, douce heure de la mort, que mon âme se nourrisse du miel de la bouche du lion ; Adoucis mon départ, ne tarde pas, ultime lumière, que, je puisse embrasser mon Sauveur.
Komm, du süße Todesstunde,da mein Geist Honig speist aus des Löwen Munde; Mache meinen Abschied süße, säume nicht, letztes Licht, daß ich meinen Heiland küsse.
2. Instruments :
Récitatif au Ténor
Continuo
Monde, tes plaisirs sont un fardeau, je hais tes douceurs comme autant de poisons, ta joyeuse lumière est le signe de ma perte, et lorsque l’on cueille tes roses, leurs innombrables épines sont autant de tourments pour mon âme. La mort livide est en fait mon aurore d’où se lève pour moi le soleil de la gloire et des félicités célestes. C’est pourquoi j’aspire du fond de mon cœur à ma dernière heure, l’heure de la mort.
J’ai le désir de me délecter bientôt auprès de Jésus-Christ, j’ai le désir de quitter ce monde.
Welt, deine Lust ist Last, dein Zucker ist mir als ein Gift verhaßt, dein Freudenlicht ist mein Komete, und wo man deine Rosen bricht, sind Dornen ohne Zahl zu meiner Seele Qual. Der blasse Tod ist meine Morgenröte, mit solcher geht mir auf die Sonne der Herrlichkeit und Himmelswonne.
Drum seufz ich recht von Herzensgrunde nur nach der letzten Todesstunde. Ich habe Lust, bei Christo bald zu weiden, ich habe Lust, von dieser Welt zu scheiden.
3. Instruments :
Air de Ténor
Violon I/II, Viole, Continuo
Je souhaite enlacer le Sauveur et à être bientôt auprès du Christ. Si la mort me réduit, mortelle créature que je suis, en cendre et en poussière, mon âme, elle, resplendira d’un éclat pareil à celui des anges.
Mein Verlangen ist, den Heiland zu umfangen und bei Christo bald zu sein. Ob ich sterblich’ Asch und Erde durch den Tod zermalmet werde, wird der Seele reiner Schein dennoch gleich den Engeln prangen.
4. Instruments :
Récitatif à l’ Alto
Traverso I/II, Violon I/II, Viole, Continuo
J’en ai déjà fini ; Bonne nuit, ô monde ! et puissé-je seulement obtenir la consolation de mourir bientôt dans les bras de Jésus : Il est mon doux repos. La froide tombe me couvrira de roses jusqu’à ce que Jésus me ressuscite, jusqu’à ce qu’il conduise sa brebis au riant pâturage de vie, afin que la mort ne me sépare pas de lui. Surgis-donc, joyeux jour de ma mort,
Sonne donc ô dernière heure !
Der Schluß ist schon gemacht, Welt, gute Nacht! Und kann ich nur den Trost erwerben, in Jesu Armen bald zu sterben: Er ist mein sanfter Schlaf. Das kühle Grab wird mich mit Rosen decken, bis Jesus mich wird auferwecken, bis er sein Schaf
führt auf die süße Lebensweide, daß mich der Tod von ihm nicht scheide. So brich herein, du froher Todestag, so schlage doch, du letzter Stundenschlag!
5. Instruments :
Choeur
Traverso I/II, Violon I/II, Viole, Continuo
Si c’est la volonté de mon Dieu, je souhaite que ma dépouille mortelle soit aujourd’hui même mise en terre, et que mon esprit, hôte de mon corps, revête l’immortalité dans les suaves joies célestes. O jésus, viens et emmène-moi ! que cela soit ma dernière parole !
Wenn es meines Gottes Wille, wünsch ich, daß des Leibes Last
heute noch die Erde fülle, und der Geist, des Leibes Gast, mit Unsterblichkeit sich kleide in der süßen Himmelsfreude. Jesu, komm und nimm mich fort! Dieses sei mein letztes Wort.
6. Instruments :
Choral final
Traverso I/II, Violon I/II, Viole, Continuo
Rendu à la terre, le corps sera certes rongé par les vers, mais il est destiné à ressusciter splendidement transfiguré par le Christ, il brillera comme le soleil et vivra sans tourment dans les joies et les délices célestes. Que m’importe donc la mort ?
Der Leib zwar in der Erden von Würmen wird verzehrt, doch auferweckt soll werden, durch Christum schön verklärt, wird leuchten als die Sonne und leben ohne Not in himml’scher Freud und Wonne. Was schadt mir denn der Tod?