clef de sol
Cantate : BWV 138
Pourquoi te désoles-tu mon cœur ?
Warum betrübst du dich, mein Herz ?
Distribution :
Solistes: Soprano Alto Ténor Basse, Choeur: S A T B, Hautbois d’amour I/II, Violon I/II, Viole, Continuo
Date :
5. Septembre 1723
Texte :
Poète inconnu; 1,3,7: inconnu 1561
Occasion :
15ème Dimanche après la Trinité
1. Instruments :
Choral et Récitatif à l’ Alto
Hautbois d’amour I/II, Violon I/II, Viole, Continuo
Pourquoi te désoles-tu mon cœur ? Tes soucis et tes douleurs ne se portent-ils que sur les biens de ce monde ?
Hélas, je suis pauvre et de lourds soucis m’oppressent.
Cette chère souffrance dure du soir au matin. Dieu prends pitié !
Qui donc me délivrera de ce corps mortel, et de ce monde mauvais ? En quelle piteuse posture je me trouve ! Si seulement j’étais déjà mort !
Aie confiance en Dieu, ton Seigneur, qui a créé toute chose.
Warum betrübst du dich, mein Herz? Bekümmerst dich und trägest Schmerz nur um das zeitliche Gut?
Ach, ich bin arm, mich drücken schwere Sorgen.
Vom Abend bis zum Morgen währt meine liebe Not daß Gott erbarm!
Wer wird mich noch erlösen vom Leibe dieser bösen und argen Welt? Wie elend ist’s um mich bestellt! Ach! wär ich doch nur tot!
Vertrau du deinem Herren Gott der alle Ding erschaffen hat.
2. Instruments :
Récitatif à la Basse
Continuo
Je suis méprisé, le Seigneur m’a voué à la souffrance au jour de sa colère. Les provisions de la maison sont bien maigres ; on me verse au lieu du vin des délices, le calice amer de mes larmes. Comment puis-je faire tranquillement mon devoir lorsque les soupirs sont ma nourriture et les larmes ma boisson.
Ich bin veracht’, der Herr hat mich zum Leiden am Tage seines Zorns gemacht; Der Vorrat, hauszuhalten, ist ziemlich klein; Man schenkt mir vor den Wein der Freuden
den bittern Kelch der Tränen ein. Wie kann ich nun mein Amt mit Ruh verwalten, wenn Seufzer meine Speise und Tränen das Getränke sein?
3. Instruments :
Choral et Récitatif Soprano et Alto
Hautbois d’amour I/II, Violon I/II, Viole, Continuo
Choeur: Il ne peut ni ne veut t’abandonner, il sait fort bien de quoi tu as besoin. Le ciel et la terre sont à lui !
Soprano : Quoi ! comment ? Dieu prend certes bien soin du bétail, il nourrit les oiseaux, il rassasie les oisillons du corbeau, mais moi, son pauvre enfant, je ne sais pas de quelle manière je vais me procurer le peu de pain dont j’ai besoin. Y a t-il quelqu’un près de qui je pourrai trouver secours ?
Choeur: Dieu, ton père et Seigneur qui se tient près de toi dans toutes tes souffrances.
Alto : Je suis abandonné. Il me semble que Dieu veuille lui aussi me haïr dans ma pauvreté alors qu’il ne me voulait jusqu’à présent que du bien. Hélas, les soucis reviennent irrémédiablement quotidiennement tous les matins. Voilà pourquoi je me plains toujours et encore ; Oui, misère, mot terrifiant, qui se tiendra donc près de moi au milieu de ma peine
Choeur: Dieu, ton père et Seigneur qui se tient près de toi dans toutes tes souffrances.
Chor: Er kann und will dich lassen nicht, Er weiß gar wohl, was dir gebricht, Himmel und Erd ist sein!
Sopran:Ach, wie? Gott sorget freilich vor das Vieh, Er gibt den Vögeln seine Speise, Er sättiget die jungen Raben, nur ich, ich weiß nicht, auf was Weise ich armes Kind mein bißchen Brot soll haben; Wo ist jemand, der sich zu meiner Rettung findt?
Chor: Dein Vater und dein Herre Gott, der dir beisteht in aller Not.
Alt: Ich bin verlassen, es scheint, als wollte mich auch Gott bei meiner Armut hassen, da er’s doch immer gut mit mir gemeint. Ach Sorgen, werdet ihr denn alle Morgen und alle Tage wieder neu? So klag ich immerfort; Ach! Armut, hartes Wort, wer steht mir denn in meinem Kummer bei?
Chor: Dein Vater und dein Herre Gott, der steht dir bei in aller Not.
4. Instruments :
Récitatif au Ténor
Continuo
Ô doux réconfort ! Si Dieu ne m’abandonne pas et ne veux pas me délaisser. Ainsi puis-je en silence et patiemment me rassurer. Peu importe que le monde me haïsse si je peux me débarrasser joyeusement de mes soucis sur le Seigneur qui s’il ne m’aide pas aujourd’hui, m’aidera demain. C’est bien volontiers que je dépose mes soucis sous mon oreiller car tout ce que j’ai besoin de savoir pour ma consolation c’est :
Ach süßer Trost! Wenn Gott mich nicht verlassen und nicht versäumen will, so kann ich in der Still und in Geduld mich fassen. Die Welt mag immerhin mich hassen, so werf ich meine Sorgen mit Freuden auf den Herrn, und hilft er heute nicht, so hilft er mir doch morgen. Nun leg ich herzlich gern
die Sorgen unters Kissen und mag nichts mehr als dies zu meinem Troste wissen:
5. Instruments :
Air de Basse
Violon I/II, Viole, Continuo
Mon assurance repose en Dieu ; ma foi le laisse faire. Aucun souci ne peut plus me ronger, aucune misère ne peut plus me tracasser. Même au plus fort d’une intense souffrance, il reste mon Père et ma joie. Il me maintiendra miraculeusement.
Auf Gott steht meine Zuversicht, mein Glaube läßt ihn walten. Nun kann mich keine Sorge nagen, nun kann mich auch kein Armut plagen. Auch mitten in dem größten Leide bleibt er mein Vater, meine Freude er will mich wunderlich erhalten.
6. Instruments :
Récitatif à l’ Alto
Continuo
Et oui, maintenant je veux me reposer tranquillement. Qu’à vous soucis soit envoyée une lettre de licenciement. Maintenant je peux vivre comme au ciel.
Ei nun! So will ich auch recht sanfte ruhn. Euch, Sorgen, sei der Scheidebrief gegeben! Nun kann ich wie im Himmel leben.
7. Instruments :
Choral final
Hautbois d’amour I/II, Violon I/II, Viole, Continuo
Parce que tu es mon Dieu et mon Père, tu n’abandonneras pas ton enfant, cœur paternel ! Je suis une pauvre motte de terre et je sais que je n’ai pas de consolation en ce monde.
Weil du mein Gott und Vater bist, dein Kind wirst du verlassen nicht, du väterliches Herz! Ich bin ein armer Erdenkloß, auf Erden weiß ich keinen Trost.