Quant à la défense de l’ écoute « laïciste » , bien à la française va t-on dire , de Gérard Zwang, elle témoigne d’une frustration importante que l’on retrouve souvent dans des commentaires modernes sur les cantates. Plutôt que de dire simplement , un non-croyant peut tout à fait apprécier à sa juste mesure la musique religieuse, ils essaient longuement de se convaincre que finalement la foi de Bach n’est qu’un épiphénomène de son génie, que ce n’est surtout pas en elle que Bach puise une créativité et une émotion particulière. A les lire , Bach aurait fait une aussi bonne musique avec les paroles de la Marseillaise. Alors qu’aucun auditeur croyant et Bach le premier ne pense que cette musique n’est pas pleinement saisissable par un non-croyant, simplement non seulement elle pose des questions fondamentales que tous nous nous posons sur la mort et la vanité de cette vie, mais elle ose une réponse, celle d’un chrétien sans jamais l’imposer.